Dans la zone de Saaba, les habitants n’ont guère de travail et pas de revenus fixes. Leurs activités d’agriculture vivrière (culture et élevage), de participation à des chantiers, de gardiennage leur permettent de gagner plus ou moins leur vie à la journée, sans garantie du lendemain (500-1000 Francs-CFA soit moins de 2 € par jour).
Occupés à trouver les moyens de nourrir leur famille et de combattre la malnutrition, ils n’ont évidemment ni le temps ni la disponibilité de se consacrer à l’éducation de leurs enfants.
Et, dans la mesure où ce quartier n’est pas doté d’une école publique, il est tout naturel que les enfants participent à la quête familiale de moyens de subsistance, notamment en allant travailler en ville dans des familles aisées.