Nouvelles de Saaba – Décembre 2011

Nous sommes heureux d’annoncer les bons résultats de l’année 2010/2011. Au classement des 74 écoles de la circonscription, les performances de l’Ecole Managuetaaba Filles de Saaba sont les suivantes :
CP1: 2ème place,
CP2: 1ère place,
CE1: 4ème place

Quel chemin parcouru depuis la première rentrée de l’école !
Le 1er octobre 2008, Ami l’institutrice ouvrait une classe de CP1 avec 30 filles et 20 garçons dans une salle en banco construite pendant l’été avec les fonds récoltés par Odile, sur le terrain acheté par Saidou. 2 mamans bénévoles préparaient le riz pour le déjeuner et un puits creusé sur le terrain fournissait l’eau nécessaire. Honorine, la femme de Saidou s’occupait de l’administration.

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Cette année, 257 enfants sont inscrits, dont 163 filles et 94 garçons, répartis dans 4 classes du CP1 au CE2, soit en moyenne plus de 60 enfants par classe. L’école compte 3 maîtresses, Christine, Naomie et Bernadette et un maître, Macaire. Ils sont aidés par un suppléant, Dominique et un stagiaire, Sanfo. Ils occupent les 3 salles d’un bâtiment en dur construit en 2009 par la fondation du groupe Vinci ainsi que la salle en banco. Ami s’occupe de la toute nouvelle bibliothèque, Honorine de la gestion du matériel, sans oublier le gardien de nuit Kouka, les 2 cantinières aujourd’hui rémunérées, Mariame et Marie et la porteuse d’eau, Pauline.

En effet, le puits n’est pas assez profond et se tarit en saison sèche. Il faudrait forer jusqu’à la nappe phréatique, soit une profondeur de 26m environ. Cela représente un investissement de 5000€ à 8000€. Pour le moment l’école achète des bonbonnes. Pour boire et se laver les mains, 2 barriques par classe, soit 8 barriques par jour, sont nécessaires ; pour la cantine, il faut 3 barriques par jour. A 300fcfa la barrique, le coût de l’eau est d’environ  900€ par an.

Les recettes et les dépenses pour cette année 2011-2012 figurent sur le tableau ci-dessous.

En ce qui concerne les recettes, les cotisations des parents pour la scolarité de leurs enfants doivent rapporter cette année 2585000 fcfa (environ 4000€).
Aujourd’hui les dons des adhérents de l’association (une cinquantaine) contribuent au financement de l’école à hauteur de 4000€ par an également.

Les dépenses ont augmenté (ouverture d’une nouvelle classe de 60 élèves chaque année) et atteignent aujourd’hui presque 10000€.
Le ministère de l’éducation burkinabé reconnaît les performances de l’école et finance une partie du matériel et les uniformes.

Mais ce n’est pas encore suffisant. L’école a  besoin de votre aide.

Avec une implication modeste on peut faire vivre cette école et apporter une éducation de qualité à des centaines d’enfants qui n’y auraient pas accès autrement. Vos dons sont utiles et indispensables quel que soit leur montant. Rappelons que le salaire d’un instituteur correspond à 60€ par mois. Ce qui est essentiel aussi c’est votre fidélité chaque année.

Rencontre avec les parents d’élèves 2011

Samedi 30/11/2011, a eu lieu la première rencontre de l’année scolaire 2010-2011 du Bureau des parents d’élèves.

Cette rencontre avait à son ordre du jour :
- la présentation des manuels et vivres reçus par l’école aux parents d’élèves ;
- l’élaboration d’un programme d’activités par le bureau entrant ;
- et enfin des informations diverses.

En ce qui concerne les aspects techniques liés à l’organisation pratique des cours, les enseignants furent présentés aux parents d’élèves. Il a été aussi question de présenter les manuels et vivres reçus du Ministère de l’Education Nationale. Les parents d’élèves se sont estimés heureux qu’une fois de plus la confiance des autorités en charge de l’éducation leur soit renouvelée à travers l’octroi de ces livres et vivres car comme le dit un adage dans notre métier : « sans les vivres, les enfants n’auront pas d’yeux pour les livres ! » Comme pour dire que ventre affamé n’a point d’oreilles !

Le renouvellement du bureau de l’APE a été à l’ordre du jour. Séance tenante, les membres ont procédé à l’élection du nouveau bureau. Le bureau sortant a été félicité pour avoir su mener à bien la mission qui fut la sienne malgré les difficultés rencontrées. C’est ainsi qu’ils n’ont pas manqué de rappeler au bureau entrant de s’inspirer des acquis afin de permettre à l’APE de l’Ecole Managuetaaba Filles de Saaba  d’accompagner les enseignants dans l’Education de leurs enfants.

En outre des lignes directrices ont été tracées afin de permettre au nouveau bureau d’élaborer son programme d’activités de l’année 2010-2011.

Cette première rencontre annonçait déjà les activités pédagogiques et éducatrices connues pour cette année. Il est en effet prévu que les enfants visitent certains sites et monuments tels que le parc Bangr-wéogo, l’aéroport international de Ouagadougou, les Musées de Ouagadougou, l’organisation d’un concours de dictée pour relever le niveau des élèves en français, etc. Quant aux enseignants, ils participeront à des groupes d’animation pédagogique (GAP) et recevront périodiquement des formations de perfectionnement car la réputation d’excellence que nous recherchons tant dépendra des hommes que nous avons, de leur qualité et de leur habileté à s’adapter, à innover et à réadapter.

C’est sur ces informations diverses que l’ordre du jour fut épuisé. Dans une ambiance bon enfant les parents d’élèves se sont quittés tout en se promettant une autre session.

Une nouvelle bibliothèque

En novembre 2009, Saidou exprimait sur ce site son souhait d’ouvrir un espace de lecture pour les enfants afin de les encourager dans cette activité et lançait un appel pour recevoir des livres.

Aujourd’hui, pour la 4ème rentrée scolaire de l’école de Saaba, il est heureux de nous envoyer des photos de la bibliothèque dans laquelle on peut reconnaître quelques valeurs sûres ! Elle est située à côté des salles de classe, dans le bâtiment construit en banco (briques en terre séchée) par les oeuvriers de Guédelon. Le projet est d’en faire aussi une salle de lecture accueillante.

N’hésitez pas à envoyer des dons en cliquant sur la rubrique « Participez !».

Si vous souhaitez envoyer du matériel merci de contacter l’association à l’adresse suivante : managuetaaba@gmail.com

Réunion du groupe d’animation pédagogique “Saaba B”

Au Burkina, il existe des groupes d’animations pédagogiques (GAP) dans toutes les circonscriptions de l’enseignement de base. Ces groupes sont constitués d’instituteurs et d’encadreurs pédagogiques. L’objectif de ces animations est la formation continue des instituteurs. Les réunions se tiennent au moins 5 fois dans l’année. Notre école a eu la chance d’être retenue par la circonscription de l’enseignement de base de Saaba pour abriter la dernière animation.

Nous publions ci-dessous le compte rendu de cette réunion dont l’objectif principal était la mise au point de critères d’évaluation et de contrôle des élèves et des enseignants.

Le 8 janvier 2011, s’est tenue à l’école Manegtaaba Filles une séance de travail en animation pédagogique du groupe d’animation pédagogique de Saaba “B”. L’ordre du jour était le suivant :

  • Lecture et amendement du dernier procès verbal
  • Exposé sur l’évaluation en ASEI (activity student evaluation improvisation) / PDSI (plan do see improve) 
  • Divers

Débuté avec un léger retard, les membres du groupe ont répondu nombreux à ce rendez-vous. Après une brève présentation de chaque membre, le coordonateur a formulé à tout un chacun ses meilleurs vœux pour cette année nouvelle.

Sans tarder, le premier point fut entamé. Le procès verbal a été lu et adopté par l’assemblée.

Ensuite, le coordonateur a d’abord donné les objectifs attendus à la fin de la séance du jour aux participants.

Les participants à la réunion du groupe d'animation pédagogique

Les participants à la réunion du groupe d'animation pédagogique

Concernant l’exposé sur l’évaluation, successivement la secrétaire et le coordonateur se sont entretenus avec les participants. Des échanges fructueux et des travaux en groupe ont mis fin à ce dernier point. La consigne pour les travaux en atelier était la suivante : élaborer deux critères et deux indicateurs de progrès en séance de mathématiques et de sciences et deux situations d’application (exercice).

Pour terminer, Monsieur OUEDRAOGO David, membre, a demandé au coordonateur de transmettre ses remerciements au groupe pour le soutien dont il a fait l’objet lors de son mariage en décembre passé.

Avant de lever la séance aux environs de 12 heures 20 minutes, l’assemblée fut gratifiée d’une séance de photo et d’un rafraichissement offert par le fondateur de l’école hôte monsieur SAWADOGO Saïdou.

Donc, c’est dans un climat ambiant que les membres se sont quittés tout en manifestant leur joie au fondateur et rendez-vous est pris pour le 29 janvier à l’école Elohim.

La SecrétaireMme OUEDRAOGO Justine

Des bâtisseurs de château-forts à Saaba

Connaissez-vous le château de Guédelon ? C’est un chantier-médiéval dans l’Yonne (89) de reconstruction historique d’un château fort, débuté en 1997, selon les techniques et les matériaux utilisés au Moyen Âge. Ce projet a un but à la fois touristique, scientifique, pédagogique, humain et social (voir le site du projet www.guedelon.fr pour des photos du château).

Le château de Guédelon (Yonne) en juillet 2009


Après des premiers contacts entre l’association de l’Ecole de Saaba et l’équipe de Guédelon à l’été 2008, un projet de coopération a progressivement germé : et si les « oeuvriers » de Guédelon se rendaient sur place pour construire une nouvelle classe (la cinquième) de l’école en utilisant des techniques traditionnelles de construction ?

C’est désormais chose faite : en janvier, une dizaine de membres de Guédelon ont passé une semaine à Saaba et ont édifié une nouvelle classe avec quelques maçons et parents d’élèves. Voici leur récit :

“Les oeuvriers de Guédelon se sont engagés à soutenir l’association pour la promotion des filles Managuetaaba de Saaba située dans la banlieue de Ouagadougou. L’aventure a pris forme fin janvier : une équipe de 11 oeuvriers s’est rendue sur place durant une semaine fin janvier pour bâtir une salle de classe à l’école de filles de Saaba : Maryline, Virginie, Pascal, Eugène, Mathieu, Mamo, Fabrice, Hein, Constantin, Clément et Thierry étaient du voyage.


C’est la vente, à la boutique du chantier, du livret « deviens incollable sur Guédelon » qui a permis de financer ce voyage. Cette expérience fut l’occasion pour notre équipe de découvrir un pays pauvre mais incroyablement accueillant, gai et généreux. Guédelon poursuivra son engagement sur ce projet de développement.

L’association compte pour l’instant une cinquantaine d’adhérents. Nous avons constaté que le travail réalisé était déjà énorme au vu des moyens disponibles. Les choses ne doivent pas s’arrêter là. Après réflexion et constats, le meilleur moyen d’aider l’école de Saaba est d’adhérer à l’association : 8 familles qui versent 5 Euros par mois à l’association assurent la rémunération d’un enseignant pour l’année !

Saïdou, le fondateur de l’école, aimerait également pouvoir installer une pompe à l’école puisque un puits existe juste derrière les salles de classe. Il envisage également d’installer un système de capteur solaire pour fabriquer un peu d’énergie sur place, car à Saaba, il n’y a pas d’électricité.


A Guédelon, nous nous  sommes fixés pour objectif de faire adhérer 1 personne autour de chacun d’entre nous. Pour nous, la tache est facile, pour Saaba, c’est une aide énorme puisque c’est la condition de survie et de développement de cette école modèle qui a remporté le prix du plus beau projet scolaire en 2008 sur Ouaga.”

Dans un prochain billet, l’équipe de Guédelon nous fournira de plus amples détails sur la construction de cette salle de classe.

Les habitants de Saaba et les "oeuvriers" de Guédelon constuisent la cinquième salle de classe

Activités artistiques et spectacle

L’école de Saaba privilégie aussi l’intégration de l’Art, du dessin et du travail manuel dans le cadre scolaire afin que les enfants développent une créativité complémentaire à leur éveil.

Cette activité s’est traduite par la venue de Patrice qui a animé un stage de modelage sous la forme de 3 groupes pour 12 séances de 2h. Durant un mois complet, 45 élèves ainsi que les enseignants ont bénéficié de cet atelier.

Par ailleurs, grâce au Club International des Femmes (CLIF), la troupe de « Magicien du monde » est venue présenter un spectacle de magie, tours de cartes, foulards, ballons… Les enfants, ainsi que certains parents d’élèves présents, étaient ravis de cette présentation.


Une personne du CLIF travaillant à l’ambassade de Taïwan a fait don de bidons d’huile pour la cantine.

Enfin, le CLIF a offert une étagère pour le rangement de la bibliothèque.

Grace au Club International des Femmes (CLIF), la troupe de « Magicien du monde » est venue présenter un spectacle de magie, tours de cartes, foulards, ballons…

Les enfants, ainsi que certains parents d’élèves présents, étaient ravis de cette présentation.

Une personne du CLIF travaillant à l’ambassade de Taïwan a fait don de bidons d’huile pour la cantine. D’autre part, le CLIB a offert une étagère pour le rangement de la bibliothèque.

La récolte des arachides

Dernières nouvelles envoyées par Saïdou depuis Ouagadougou :

Dans le but d’agrémenter la cantine, les enseignants et les élèves de l’école ont semé des arachides en début de saison pluvieuse. Même si la saison a été  mauvaise, il faut noter que l’initiative est très louable et encourageante. Malgré cette mauvaise saison, ils ont pu obtenir au moins une tine de graine, c’est-à-dire 50 kg de graine d’arachide pour faire de la pâte afin de changer leur menu qui était composé de riz et de haricot. Avec cette pâte d’arachide, les élèves auront de temps en temps à manger du riz à la sauce d’arachide.

En outre, dans le but d’ouvrir une bibliothèque à l’école, ce qui pourrait améliorer le niveau et la qualité de notre école, nous venons de recevoir des mains du CLIF un lot de livres, des ardoises, des bics et crayons  le vendredi 6 Novembre 2009. Ce don nous va directement au cœur et nous pensons aménager un espace de lecture car la lecture est la clé de toutes les disciplines. Aujourd’hui, nous sommes très heureux de recevoir ces livres et nous lançons un appel à toutes les personnes de bonne volonté qui peuvent nous joindre à tout moment à travers le site web.

récolteen couranten cercle

La rentrée 2009 racontée par Christel et Florence

Mercredi 1er octobre, c’est la 2ème rentrée des classes pour l’école de Saaba. Par une belle journée, particulièrement chaude et humide en cette fin de saison des pluies, Christel et Florence vont découvrir les 2 classes en compagnie de Saïdou et d’Alain qui les a emmenés dans son 4×4, ce qui n’est pas vraiment un luxe étant donné l’état des routes, terriblement ravinées. Nous arrivons en fin de matinée pour ne pas gêner les classes : les cours ont commencé à 7 heures 30 jusqu’à midi et reprendront de 15 heures jusqu’à 17 heures. Les enfants restent sur place pour le déjeuner.

Nous sommes accueillis par Honorine, l’épouse de Saïdou qui apporte un concours bénévole en s’occupant des questions administratives : enregistrement des versements faits par les parents, gestion du matériel scolaire et de la cantine. Le ministère fournit les livres de lecture et les livrets scolaires qui suivent les enfants pendant les 6 années de primaire, ainsi que les uniformes :  les nouveaux viennent d’être livrés. L’association pourvoit aux besoins de fournitures diverses, crayons, craie, papier, etc… que nous avons apportés dans nos bagages.

Nous visitons d’abord le CP2 : 70 élèves, dont la plupart avaient inauguré le CP1 l’an dernier, avec la même institutrice, Ami, dont nous voyons le sourire et celui de ses élèves sur la photo, Ami qui a suivi ses élèves pour une deuxième année et qui est devenue la directrice de l’école. A la demande du ministère, l’école accueille au moins 20 enfants de plus que prévu à cause des inondations : l’effondrement du barrage empêche de nombreux enfants de rejoindre leur école.

Ensuite un petit tour dans la classe du nouvel instituteur, Sidi, qui prend en charge les 50 « petits » du CP1 : une fois la timidité et la curiosité passées, ce sont des éclats de rire lorsque nous leur posons des questions. On remarque un tableau noir au fond de la classe de CP1, avec un joli dessin : il permet de laisser des informations en permanence pendant qu’on travaille sur celui qui est devant.

Pause photo : tout le monde se met gentiment devant sa classe avec son instituteur en faisant remuer les perles colorées dans les cheveux.

classe de Sidi avec Issaka

Classe de Sidi avec Issaka, le suppléant


La classe de CP2 avec Ami

La classe de CP2 avec Ami

Les deux classes sont dans le nouveau bâtiment construit en « dur » par la Fondation ISSA : les salles sont plus confortables avec des fenêtres plus grandes que dans le premier bâtiment en banco. Il servira dans 2 ans quand l’association ouvrira la classe de CE2.

la pause déjeuner

La file pour le riz

Ensuite on se met en ligne devant le bâtiment de la cuisine pour recevoir son plat de riz aux haricots préparé par les cantinières , trois mamans bénévoles qui viennent tous les jours préparer environ 130 repas. Une partie des sacs de riz sont fournis par l’Etat, le reste de la nourriture étant financé par l’association ; il faut acheter l’eau, l’huile et les haricots. Les enfants reçoivent aussi un pichet d’eau pour boire et se laver les mains. Des consignes d’hygiène précises sont données aux enfants et aux familles et respectées soigneusement.

Le creusement du puits

Le creusement du puits

Ici on voit un puits en construction : c’est une initiative d’Alain, un ami de l’association, qui permettra de réduire les achats d’eau et peut-être de faciliter le projet de jardin potager (aujourd’hui les enfants s’occupent d’un champ d’arachides).

Le repas est pris sous le magnifique manguier à l’arrière du bâtiment. Moment de détente et pour les enfants, unique repas de la journée. Après on se repose à l’ombre avant de se remettre au travail. Et nous reprenons à regret le chemin de la ville.

cahier d'élève

Un cahier d'élève

l'équipe pédagogique

L'équipe pédagogique

la pause déjeuner2

La pause déjeuner


Mercredi 1er octobre, c’est la 2ème rentrée des classes pour l’école de Saaba. Par une belle journée, particulièrement chaude et humide en cette fin de saison des pluies, Christel et Florence vont découvrir les 2 classes en compagnie de Saïdou et d’Alain qui les a emmenés dans son 4×4, ce qui n’est pas vraiment un luxe étant donné l’état des routes, terriblement ravinées. Nous arrivons en fin de matinée pour ne pas gêner les classes : les cours ont commencé à 7 heures 30 jusqu’à midi et reprendront de 15 heures jusqu’à 17 heures. Les enfants restent sur place pour le déjeuner.Nous sommes accueillis par Honorine, l’épouse de Saïdou qui apporte un concours bénévole en s’occupant des questions administratives : enregistrement des versements faits par les parents, gestion du matériel scolaire et de la cantine. Le ministère fournit les livres de lecture et les livrets scolaires qui suivent les enfants pendant les 6 années de primaire, ainsi que les uniformes :  les nouveaux viennent d’être livrés. L’association pourvoit aux besoins de fournitures diverses, crayons, craie, papier, etc… que nous avons apportés dans nos bagages. Nous visitons d’abord le CP2 : 70 élèves, dont la plupart avaient inauguré le CP1 l’an dernier, avec la même institutrice, Ami, dont nous voyons le sourire et celui de ses élèves sur la photo, Ami qui a suivi ses élèves pour une deuxième année et qui est devenue la directrice de l’école. A la demande du ministère, l’école accueille au moins 20 enfants de plus que prévu à cause des inondations : l’effondrement du barrage empêche de nombreux enfants de rejoindre leur école.Ensuite un petit tour dans la classe du nouvel instituteur, Sidi, qui prend en charge les 50 « petits » du CP1 : une fois la timidité et la curiosité passées, ce sont des éclats de rire lorsque nous leur posons des questions. On remarque un tableau noir au fond de la classe de CP1, avec un joli dessin : il permet de laisser des informations en permanence pendant qu’on travaille sur celui qui est devant.Pause photo : tout le monde se met gentiment devant sa classe avec son instituteur en faisant remuer les perles colorées dans les cheveux.

 

Les deux classes sont dans le nouveau bâtiment construit en « dur » par la Fondation ISSAi : les salles sont plus confortables avec des fenêtres plus grandes que dans le premier bâtiment en banco. Il servira dans 2 ans quand l’association ouvrira la classe de CE2.

Ensuite on se met en ligne devant le bâtiment de la cuisine pour recevoir son plat de riz aux haricots préparé par les cantinières , trois mamans bénévoles qui viennent tous les jours préparer environ 130 repas. Une partie des sacs de riz sont fournis par l’Etat, le reste de la nourriture étant financé par l’association ; il faut acheter l’eau, l’huile et les haricots. Les enfants reçoivent aussi un pichet d’eau pour boire et se laver les mains. Des consignes d’hygiène précises sont données aux enfants et aux familles et respectées soigneusement.

Ici on voit un puits en construction : c’est une initiative d’Alain, un ami de l’association, qui permettra de réduire les achats d’eau et peut-être de faciliter le projet de jardin potager (aujourd’hui les enfants s’occupent d’un champ d’arachides).

Le repas est pris sous le magnifique manguier à l’arrière du bâtiment. Moment de détente et pour les enfants, unique repas de la journée. Après on se repose à l’ombre avant de se remettre au travail. Et nous reprenons à regret le chemin de la ville.

La préparation de la rentrée 2009 avec Christine

Christine s’est rendue récemment au Burkina et a acheminé lunettes et livres à l’école. Voici quelques-unes de ses photos et les mots qui les accompagnent, une occasion aussi de donner quelques nouvelles de cette période de gaves inondations qui rendent plus vital que jamais le fonctionnement de la cantine dès la réouverture de l’école le 2 octobre prochain.

Bonjour,

Voici un compte rendu de mon passage au Burkina Faso et plus particulièrement de ma visite dans l’école …  Que j’ai visitée avec Saidou. Je suis arrivée deux jours après les inondations qui ont été plutôt localisées sur Ouagadougou. Les traces sont très visibles, les populations les plus touchées étant bien sûr les plus démunies. La plupart des maisons étant construites en adobe, de nombreux murs se sont écroulés à cause de l’eau. Dans les quartiers que nous avons traversés pour arriver à l’école, le désarroi est total, les gens vivent dans la boue, car aucun écoulement des eaux n’est prévu dans ces zones les plus déshéritées. Les parties effondrées sont réparées avec les moyens locaux, souvent à l’aide de végétaux. L’accès à l’école est difficile car la piste est très endommagée.

L’école n’a subi aucun dommage car la construction est solide.

Distribution de lunettes

Distribution de lunettes

A mon arrivée, un groupe d’adultes attendait devant l’école, Saidou a procédé à la distribution de lunettes que j’étais chargée de ramener. Une trentaine de personnes ont ainsi reçu ce bien précieux, et ont à travers moi, remercié chaleureusement l’association.

La rentrée se prépare. L’équipe s’est agrandie, un nouvel instituteur va prendre en charge la deuxième classe. On range les livres apportés par Christine. Les matériaux sont prêts pour reconstruire le préau sitôt que la saison des pluies s éloignera…


Christine plante un arbre

Christine plante un arbre

Avant mon départ j’ai planté un arbre pour symboliser notre solidarité avec ce projet, mais aussi mon engagement personnel, qui j’espère sera partagé par de nombreux nouveaux membres, sur le développement et le rayonnement de cette école, et de toutes les retombées positives, dans le domaine éducatif, social, et humain en général, que j’ai pu percevoir.

Examen des yeux pendant les vacances par l’ISO

Les jeunes diplômées du BTS Opticien, de l’Institut Supérieur d’Optique (ISO) en mission humanitaire au Burkina Faso se sont rendus à l’école et ont mis leurs compétences, bien au-delà des écoliers en vacances, au service de la population de Saaba.


Saïdou raconte :

le 24 juillet 2009 a eu lieu à l’Ecole de Saaba un examen des yeux des élèves et leurs parents. Il était prévu d’examiner 60 élèves et 60 parents mais Maxence et Emilie, les deux jeunes opticiennes diplomées de l’ISO très très dynamiques et gentilles ont finalement examiné 271 personnes de 9h du matin à 18heures.

la file d'attente

la file d'attente

Les 50 lunettes apportées pour ceux qui ont une mauvaise vision ne suffisaient pas et c’est finalement en France que ces lunettes seront montées pour être envoyées en septembre par l’intermédiaire des prochains visiteurs de l’école.

l'examen des yeux dans la salle de classe

l'examen des yeux dans la salle de classe

Tout le village était très content de l’initiative et partout on ne fait que de parler des bonnes actions de l’école.
Nous tenons (les parents d’élèves et moi ) à témoigner notre reconnaissance à vous.
Merci à vous tous et bonnes vacances.